13.11.2009

Le Medecin a dit

Le Medecin a dit vous êtes en situation pathologique claire

Le Medecin a dit vous souffrez d'une anxio depression, il a dit ça se traite pas qu'avec des medicaments mais dans votre cas faut faire vite.

Le Medecin a dit, pour ça il faut que je vous fasse confiance, il faudra prendre que les doses que je vous donne. Confiance, y'a con.

Le Medecin a dit, il va falloir être conséquente et me dire si les idées noires vous poursuivent toute la journée ou seulement vous ne pouvez pas respirer pendant la journée? Faut pas me mentir, c'est important. Je sais pas, c'est pas des idées noires, c'est juste pas envie, vouloir s'effacer, manquer de souffle et puis attendre le soir pour prendre ma pastille et dormir.

Le Medecin a dit, c'est quelque chose en particulier? Non, rien d'exceptionnel, une separation récente, un bilan a 35 ans de rien avoir et l'envie de pas continuer, rien de grave en soi, vous devez reçevoir chaque jour des gens malades et qui veulent vivre, c'est môche ce que je vous dis.

Le Medecin a dit, Madame la semaine prochaine je vous appelle, si vous continuez a glisser, je devrais vous emmenez a l'hopital, d'accord?. Le 21 je serais pas prête alors?

Le Medecin a dit, l'envie de se battre, de vivre, c'est des petits mecanismes neuro chimiques, qui là, ne se connectent plus, il faut rebrancher les fils petit a petit. Donc on est des bêtes a bonheur, des petits hommes en bleu de travail qui cherchent les fils, ça doit être une période de chômage, plutot de licenciement économique, on a plus besoin de vous, desolé

Voila, je suis repartie de la pharmacie avec une petite mort dans le sac a main, il a dit qu'il a ma parole de pas faire de conneries.

 

12.11.2009

Deep clear and simple cut

C'est comme ça que tu voyais la chose...Deep, clear and simple cut...C'est mieux comme ça, c'est juste plus clair, plus simple, un jour je suis ta femme, le lendemain je ne le suis plus, silence, absence, c'est juste que l'amour a cessé, cherche pas plus loin, demmerde toi avec ça...Il y a celui qui tient l'arme, l'autre qui regarde ebahi comment la lame rentre si facilement, loin et tendre, sans un bruit, sans même saigner d'abord, tout le souffle tout semble retenu en dedans, ça doit être une erreur, sous le choc, on touche pour verifier si c'est bien ça et ça sent deja le fer, les doigts humides et rouges...Un instant, pas plus, juste un instant pour couper a la base ce qui nous unissait et lacher l'arme, on pourrait même penser que je me suis fait ça toute seule, apres tout, oui, ça allait plus tres bien non? Oui, et puis les hommes tu sais, loin des yeux, loin du coeur...Voila, faut pas attendre des autres, faut pas croire hein!...Et ça donne quoi ce cirque sans y croire? Ça donne ça, rien, un coeur qui pend par la fente dessinée par ta lame sous le sein, un organe qui pèse lourd, qui remplit les fonctions vitales attribuées. Pourquoi on passe tant de temps a y croire, comment ça se faisait ça y croire? C'était comment quand je voyais de la beauté partout, que chaque detail etait une recharge d'energie a redonner ensuite. Là je vois avec etonnement et presque stupefaction les gens qui vivent et s'étonnent encore, s'emerveillent de petites choses, cette faculté là est hors circuit pour moi, je ne veux plus la retrouver, elle est tachée, codée mais je la comprends plus, inutile maintenant. Je constate en creusant plus mes cernes et la courbe des hanches, que tout s'en va petit a petit, une sensation continue que ça s'evapore au fil des jours, que je m'évapore et ce que vous aimiez en moi, la vie, glisse...C'est ce qui m'échappe là, je suis plus pleine de rien, juste du vide, du vide que tu m'as laissé, du vide ou je peux hurler justement dans le vide, sans que tu m'entendes, du vide, du vide et la tristesse du vide...Mais c'est mieux de répondre par le silence, c'est dur, mais c'est mieux, bien sur, plus facile surement, je sais pas, c'est toi qui voit, ou pas, je sais plus...

11.11.2009

Lignes de failles

Faut que ça sorte que ça suinte, que ça s'evacue ce marécage en dedans....C'est de l'eau morte, du venin, des algues qui bouchent les artères et coagulent le sang...C'est de l'oxidité dans les machoires et les articulations qui ne répondent plus...Les cernes trop marquées qui palissent au soir venu et debordent en larmes sur l'oreiller....Toi tu dors sur tes deux oreilles et fantasmant sur l'esthetique de la folie, l'attrait du malsain, le vertige du vide...Il est là devant toi tu l'eloignes, trop réel, trop palpable et surtout ça fait peur de savoir qu'on a poussé un peu dans le précipice, ça tâche les mains et la tête, ça gêne et faut se laver vite, tout effacer et recommencer...

Le tout c'est l'envie, de se battre, de vivre, de se rabattre et de survivre. Mais je la trouve plus, j'ai usé les cartouches, il n'y a plus d'envie, plus d'envie d'avoir envie, de se battre, de se sentir plus forte, pour rien, pour personne. C'etait danser dans la prairie et tu m'as dit, viens je t'emmene au vent comme la chanson, on va voir l'horizon au loin, faut s'approcher du vide, fais attention, je suis là ne t'inquietes pas...Ce qui est à mes pieds c'est la ligne de faille, le bord, la limite, faut juste regarder en face pour faire le pas et oublier son poids dans le vide, c'est glisser. Des eboulis sous les chaussures qui font mal, la ligne de faille et toi, rassuré parce que je suis entre de bonnes mains, debarassé totalement. A vous de gèrer, je peux pas aider. Ni toi ni personne peut être, y'a que moi et moi je veux plus. J'en fais quoi de moi, de ce poids...? Juste le laisser aller au naturel surement, je peux que me soumettre a la loi de la gravité, c'est pourtant pas si grave ce qui m'arrive. Mais j'ai juste plus rien a donné, ça me pése au coeur comme une ancre, c'est juste que là je peux plus, tu comprends?

10.11.2009

Du sable entre les doigts

Life goes easy on me...Most of the time...And so it is like you said it should be...

C'est être dans la pyramide de la hordre du contrevent...Y'a des milliers de vents differents, les doux, les chauds, ceux du sud et le froid du nord, celui qui rend fou, celui qui donne envie de danser...

Je me cale entre vous pour faire masse, observe du coin de l'oeil les cicatrices que tout ça vous a déjà laissé, detecte l'assurance et l'experience que je n'ai pas dans vos regards qui visent l'horizon, obscur pour moi, je ne lis plus les étoiles, ne sais plus, ne vois plus simplement. Mon ciel s'est pollué par un tchernobyl qui attaque les poumons, les neurones et les veines, ça atrophie tout en dedans et ça sêche jusqu'au coeur. C'est du sable dans les rouages, c'est la machine qui veut plus avançer...Vous dites qu'il y a rivage au sud, que l'accalmie viendra, qu'il faudra être forte d'ici là. Mais là je suis au chaud calée entre vous, je veux plus bouger plus prendre de bateau, resté en fond de cale et deposez moi là où ça vous chantera, ce sera bien pour moi, c'est vous qui voyez. Je veux rester comme ça a regarder filer le sable entre mes doigts, regarder comment vous trouvez la route et vous dire bonne route et juste sentir ce fourmillement de sablier dans mes mains. Je veux laisser couler, laisser glisser le souffle et qu'il se confonde dans le vent, peut être emporté par le vent du sud, ou le froid du Nord. Je suis tiraillée, ne peux plus avançer. Faut juste que ça dure plus trop longtemps, je suis sur le bord de la route, tu passes et ne me voit pas. Je suis plus du voyage. Faut juste me laisser en paix maintenant.

 

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30.08.2008

L'océan dans le bocal

Mon amour océanique prend l'eau...J'avais pas tout pris en compte, les lames de fond, les vagues a l'âme, la vase sous le sable, les "je touche pas le fond", les Oh c'est si loin le large, les risques de noyade, les drapeaux verts qui si vite peuvent passer au rouge...Je suffoque, m'épuise, fais du sur place là où j'ai pas pieds, je bois la tasse tu vois pas? Quand je tousse, c'est pas la peine de me couvrir plus, c'est parce que j'avale de travers, parce que je reprends plus mon souffle, parce que la ligne de flotaison est de plus en plus haute...Quand nous nous sommes embarqués, j'ai rêvé un instant, que de temps en temps je pourrais m'allonger, prendre le temps, me la couler douce pendant que mon marin d'eau douce me ramène des sardines, pas d'homard ni de langoustes, juste des sardines et du petit vin blanc...Et puis non, pas vraiment...On finit par être deux dans un bocal et puis depuis bien longtemps la même eau, ça prend des teintes vertes, grises, Oh...regardes au loin le bateau...Au loin...Il faudrait tant un peu de vent sur cette mer d'huile, assez de vent pour changer le cap, assez de vent pour aller un peu de l'avant, les marées hautes, les marées basses, tout ça je veux bien tant que ça bouge...Tu es lac je suis tempête sur océan...